Pastorale des nouvelles croyances et des dérives sectaires

Cette pastorale est l’une de ces veines d’eau vive qui coule du sein du concile Vatican II. Rattachée au dialogue interreligieux, elle a la spécificité vocationnelle d’être à l’écoute de toutes croyances dont témoigne l’humanité aujourd’hui. Croyances pas toujours bien intentionnées pouvant se retourner et enfermer le chercheur spirituel dans des impasses quelquefois sectaires. Elles réclament une attention éclairée en Église. Dans le diocèse de Limoges, une équipe porte une attention particulière à cette pastorale des nouvelles croyances et des dérives sectaires que vous allez découvrir dans ce nouveau dossier.

L’attention de l’Église catholique portée aux autres religions non-chrétiennes été reconnue dans la déclaration Nostra aetate (Notre temps) promulguée le 28 octobre 1965 lors du concile de Vatican II : « À notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples se multiplient, l’Église examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non chrétiennes. L’Église catholique […] considère avec un respect sincère ces manières d’agir et de vivre, ces règles et ces doctrines qui, quoiqu’elles diffèrent sous bien des rapports de ce qu’elle-même tient et propose, cependant reflètent souvent un rayon de la vérité qui illumine tous les hommes. Cependant l’Église réprouve […] toute discrimination ou vexation dont sont victimes des hommes en raison de leur race, de leur couleur, de leur condition ou de leur religion ». Ce texte, ô combien riche, institue le dialogue interreligieux mais ouvre aussi l’approche et l’accueil de ce tout autre qui est mon prochain et mon frère en humanité.

Les divers courants religieux ne sont pas institués de la même façon et même certains courants spirituels se contentent de mouvances diverses et diffuses. Plus l’écoute s’affine, plus le voile des croyances se déchire et en laisse entrevoir de nouvelles ou la résurgence de plus anciennes. Ainsi cette nébuleuse périphérie ressemble à ces eaux profondes où chaque baptisé se voit missionné d’entrer. N’ayez pas peur !

L’Église respecte donc la liberté religieuse de tout individu. Cette dernière a clairement été affirmée dans la déclaration Dignitatis humanae (De la dignité humaine) promulguée le 7 décembre 1965, toujours dans le cadre du concile Vatican II : « Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part, tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres ». Et d’ajouter plus loin que « la vérité doit être cherchée selon la manière propre à la personne humaine et à sa nature sociale, à savoir par une libre recherche, par le moyen de l’enseignement ou de l’éducation, de l’échange et du dialogue ».

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Ces textes sont stimulants encore et plus que jamais pour notre aujourd’hui. Ils interpellent tout baptisé, et sont aussi fondateurs pour cette pastorale des nouvelles croyances et des dérives sectaires que nous allons vous faire découvrir.

Retrouvez l’intégralité du dossier du Sillon n° 839 de juin 2021 en ligne

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