La rentrée en 6e : Que de nouveautés !

Les élèves de la 6e A du collège Jeanne d’Arc à Limoges sont revenus sur leur rentrée en 6e après une année riche en activités. Souvenirs et témoignages sur une année pleine de nouveautés !

La 6e vue du CM2 …

« Avec mes amis, j’imaginais ce que pouvait bien être le collège et surtout la 6e. » Nous n’avions pas tous le même avis : l’un pensait que cela allait être vraiment génial, l’autre que nous allions nous ennuyer, l’autre encore que ce serait difficile et stressant… Mais nous savions tous qu’il faudrait se lever hyper tôt, aller en classe le mercredi matin et que le fait d’avoir plusieurs professeurs allait changer nos habitudes et surtout le nombre d’heures de travail hebdomadaire … Cependant, ce qui nous souciait le plus était la cour de récréation. Etant les plus âgés, nous étions les super héros qui imposent leur loi … alors qu’au collège, nous redeviendrions les plus petits. Aïe! Cela allait être bizarre de côtoyer des 3e deux fois plus grands que nous! Paradoxalement, mal­gré toutes ces projections, nous étions heu­reux parce qu’aller au collège était valorisant: c’était la preuve que nous devenions grands.

Le jour de la rentrée

« Le jour de la rentrée, j’étais à la fois très angoissée de me retrouver dans un nouvel endroit avec de nouvelles personnes et très pressée d’y être enfin.» Au réveil, panique à bord … alors que nos vêtements ont été consciencieusement choisis trois jours aupa­ravant et que nos cartables attendent ce jour depuis plus d’un mois! Heureusement que les parents sont présents pour nous calmer, nous sourire avec bienveillance en nous affirmant que personne n’est jamais mort un matin de rentrée de septembre, même de rentrée de 6e ! L’arrivée dans les locaux du collège se fait le cœur battant la chamade. Tous les 6e se rassemblent dans la cour. De ci, de là, on re­connaît telle et telle tête connue. Et puis, c’est l’appel. Chaque classe, une fois formée, suit son professeur principal, comme une bande de cannetons suit la canne.

A partir de ce moment, on est pris dans le cours des évènements et on ne se pose plus de questions : distribution des emplois du temps avec le nom des professeurs (Atten­tion! Ne pas mélanger les semaines A et les semaines B !), des livres (à couvrir pour le len­demain, pauvre maman!), des carnets de cor­respondances (à faire compléter et signer par les parents), des casiers ( apporter un cadenas, ne pas en perdre les clés et ne pas, par étour­derie, fermer le casier voisin), prise de contact avec le CPE (Monsieur« Billets Jaunes», jolies invitations à revenir le mercredi après-midi) et l’équipe éducative (les personnes qui jouent « au chat et à la souris » dans les couloirs avec les élèves qui ne veulent pas descendre en récréation), la découverte de la cantine et de son fonctionnement ( surtout ne pas oublier sa carte sous peine de manger en dernier vers 13 heures)…

Et l’après-midi, c’est le début des cours avec les professeurs qui se succèdent avec leurs exi­gences différentes pour les fournitures (cahier grand format pour celui-ci, classeurs à feuilles de couleurs pour celui-là, carnet de tel format pour le troisième…) mais avec une belle una­nimité sur le travail régulier à fournir! Oh, la, la! ça y est, nous y voici! Une boule se creuse au niveau de l’estomac! Serons-nous à la hau­teur ? Allons-nous réussir à nous en sortir avec cette foule d’informations données à une vi­tesse folle tout au long de la journée ?

Le premier mois

« Le premier mois a été rude et intense! » Outre le fait de s’adapter à plusieurs profes­seurs, il ne fallait pas oublier le matériel, donc faire son cartable chaque soir avec son emploi du temps bien ouvert devant soi, et surtout éviter le piège des cours différents en semaine A et en semaine B. Il fallait également repérer les différentes salles, les différents couloirs et les différents étages! Un vrai jeu de Cluedo ! … sauf que ce n’était pas un jeu, avec nos car­tables aussi lourds que nous-mêmes sur le dos, nous préférions ne pas trop nous égarer, sous peine d’arriver haletants, en sueur et en retard en cours! Et puis, les devoirs! Il y en avait encore et encore : chaque soir, les mer­credis après-midi et le week-end… Nous pas­sions beaucoup plus de temps qu’au primaire à apprendre nos leçons sur le bout des doigts, à faire des exercices, à imaginer de belles ré­alisations pour le cours d’art plastique… Et quand un professeur nous rendait une évalua­tion, une interrogation écrite ou un exercice noté, nous avions (presque) tous des sueurs froides; parfois même, certains s’effondraient en larmes devant un mauvais résultat. Ce qui changeait du primaire, mais cette fois-ci de manière très positive dès le départ, c’étaient les ateliers organisés chaque jour entre midi et deux heures. Le collège proposait pour les sportifs, l’UNSS (hand-ball, foot en salle, badminton, basket et athlétisme.) et pour les autres, un atelier créatif, un club d’échecs, un atelier théâtre ou encore des cours de sophro­logie.

6 mois ont passé…

« Aujourd’hui, je me sens comme un poisson dans l’eau au collège ». Nous ne sommes plus stressés le matin avant de partir. Nous nous y retrouvons sans problème dans toutes nos affaires; notre organisation est meilleure et notre sac est bien moins lourd qu’avant. Les cours se succèdent avec les différents pro­fesseurs tous sympathiques et à l’écoute des élèves. C’est finalement un avantage d’avoir 12 professeurs au lieu d’un au primaire. Cela donne plus de rythme à la journée et si on ne s’entend pas très bien avec l’un, ce n’est pas si grave que cela : on le voit au maximum 5 heures par semaine! Quant au travail à four­nir, nous ne sommes plus submergés par la masse des devoirs. Ce n’est qu’un rythme à prendre. Les évaluations sont régulières mais nous nous en sortons bien. Nous nous sommes faits facilement des amis, vu que de nombreux élèves étaient dans le même cas : ils ne connaissaient pratiquement personne en arrivant. En classe, nous sommes une tren­taine, et même si nous sommes très différents, nous nous entendons bien. C’est bien agréable d’appartenir à un groupe soudé qui a plaisir à se voir chaque matin. Notre vie en dehors des cours coule sans écueil : le personnel adminis­tratif et d’entretien est sympathique, l’équipe de vie scolaire est à notre écoute et sévit quand il le faut. Quant aux 4e et 3e, certains sont vraiment très grands mais ce ne sont pas des ogres! Bref, nous sommes tranquilles et nous préférons largement le collège au pri­maire! Vive la classe de 6e !

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