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Histoire de l’évêché de Limoges

Où va résider notre nouvel évêque ? Au Palais de l’évêché à Limoges ? Ce n’est plus le cas depuis 1906 mais à deux pas dans une résidence acquise l’année suivante, et qui est devenue l’actuel évêché de Limoges dont Philippe Pasteau nous retrace l’histoire qui’il vient de publier dans un ouvrage inédit.

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epuis un peu plus d’un siècle, l’évêque de Limoges réside dans une maison élevée au bas de la rue de la cathédrale, soit à moins de deux cents mètres de l’ancien palais épiscopal qui fut confisqué à la Révolution puis alloué durant la période de l’Empire à la Séparation. Si l’histoire de l’illustre résidence, témoin du faste des dernières années de l’Ancien Régime, est connue, celle de l’actuelle l’est beaucoup moins, probablement du fait de sa moindre magnificence mais peut-être aussi par son changement de destinations au rythme des évènements politiques nationaux. Sous la monarchie de Juillet, Mgr Bernard Buissas (1844-1856), renforce l’évangélisation du diocèse en faisant appel à la congrégation des Oblats de Marie Immaculée. Pour l’accueillir à Limoges, l’évêque a fait construire une vaste demeure dans le parc de son palais épiscopal. 

Créée à Aix-en-Provence en janvier 1816 par l’abbé Eugène de Mazenod, cette congrégation de prêtres séculiers, retenue sous l’acronyme O.M.I., a pour vocation de rétablir l’Église après la Révolution française par un apostolat missionnaire prioritairement tourné vers les quartiers défavorisés. Forte de six prêtres, la première communauté s’installe à Limoges, en novembre 1847, en proposant en ville des activités au profit des établissements scolaires avec des retraites pour les temps forts liturgiques mais aussi à l’occasion de la préparation des futurs communiants. Leur implication s’étend également aux maisons religieuses ainsi qu’aux petits séminaires du diocèse.

Ponctuellement, les qualités d’orateur des Oblats sont sollicitées pour faire des sermons lors de grands-messes notamment à l’occasion de professions religieuses, de vêtures ou de fêtes patronales dans des communautés, ou diverses églises paroissiales.

Les prêtres auxiliaires participent également à l’évangélisation rurale en remplaçant ponctuellement les curés en paroisse ou en les épaulant quelques jours lors des temps forts du temps liturgique.

Philippe Pasteau

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