Agir auprès des plus fragiles !

Le Secours catholique-Caritas France va publier début novembre et à la veille de sa journée nationale du 17 novembre son « Rapport statistique annuel État de la pauvreté en France 2019 », un ensemble de constats et d’analyses sur la précarité issue de l’observation sur l’ensemble du territoire national. Dans le diocèse de Limoges, les bénévoles de la délégation du Secours catholique de la Creuse, de la Haute-Vienne et de la Corrèze, agissent au quotidien auprès des plus démunis, aussi bien en milieu urbain que dans les zones rurales les plus éloignées.

La délégation du Secours catholique en Creuse, Haute-Vienne et Corrèze, est pilotée depuis deux ans par Luc Piochon, qui a pour principale mission d’accompagner les opérations de solidarités sur le territoire.

Après deux années passées en Limousin, comment vivez-vous votre mission ?

Cette mission de participer à une tâche ambitieuse de lutter fraternellement contre la pauvreté, je la vis toujours avec grand plaisir sur cette terre limousine, aux côtés de nos nombreux bénévoles.

Mais, je suis toujours surpris par la discrétion exagérée des Limousins. Ils mènent pourtant de nombreuses actions positives, qui restent méconnues Ils ont tendance à se sous-estimer, tout en réalisant des actions considérées au départ comme insurmontables ! Je rencontre des personnes déterminées dans leur lutte contre la pauvreté, une détermination qui est une force et, aujourd’hui, une source de nombreuses initiatives locales.

Quelles orientations avez-vous souhaité donner à  la délégation ?

L’an passé nous avons réorganisé la délégation avec le souci de déplacer le soutien et la prise de décision au niveau d’un territoire, une organisation plus propice à l’action. Les gens n’attendent plus de solutions de l’extérieur. Ils prennent leurs initiatives propres. La délégation comprend dorénavant quatre territoires en Creuse et cinq territoires en Haute-Vienne, au sein desquels les équipes locales doivent travailler ensemble, et dont l’objectif à terme est une forme d’autonomie de l’action. […]

Quelles aides concrètes souhaitez-vous apporter aux personnes aidées ?

Nous avons, et aurons toujours, une structure d’aide matérielle. Pour autant, on est conscient des effets pervers d’une telle aide. On est profondément travaillé par ça. Nous voulons aussi accompagner des gens qui se remettent debout. La personne accueillie doit être accompagnée à participer. Pour construire ensemble un monde juste et fraternel, aidants et aidés doivent travailler main dans la main. S’il ne se passe rien, c’est une autre problématique. C’est cette ambiguïté qui nous agite en ce moment.

Retrouvez l’intégralité du dossier dans le numéro 821 de novembre 2019, pages 9, 10 et 11.

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