Pastorale • « Une Église en sortie, une Église missionnaire »

Les dernières actualités qui ont secoué l’Église ont relancé les débats sur son avenir, sa gouvernance et ses rapports avec le monde. Pour autant, ces questions ne sont pas nouvelles et font l’objet de réflexions approfondies depuis plusieurs années par différents acteurs pastoraux dont le Père jésuite Christoph Théobald. Il est l’auteur du livre « Urgences pastorales du moment présent », récemment publié chez Bayard. Il réside en Creuse où il accompagne prêtres et laïcs engagés à réfléchir sur leur mission tout en essayant de préparer l’avenir.

Quand êtes-vous arrivé dans le diocèse de Limoges ?

Je suis arrivé dans le diocèse de Limoges grâce au Père Édouard Pousset, également jésuite. Avec d’autres, il avait fondé l’as-sociation Roche Colombe qui a acheté en 1978 une petite fermette proche de Fresselines. Lors de mes séjours en Creuse j’ai d’abord habité dans une des maisons de l’association, puis à partir de 2003 au presbytère de Dun-le-Palestel. Je suis présent dans le diocèse durant quatre mois par an, consacrant le reste de mon temps à l’enseignement de la théologie au Centre Sèvres à Paris, à la direction de la revue Recherches de Science Religieuse, à des conférences et à des travaux d’écriture. Quand je suis dans le diocèse, en Creuse, je suis au service de la formation permanente.

Quelles sont vos propositions dans le cadre de cette formation ?

Nous organisons trois soirées à Guéret ouvertes à tous pour réfléchir ensemble sur des thèmes fondamentaux de la foi (par exemple « s’adresser à Dieu », « l’Eucharistie », « la Résurrection »). Pour les acteurs pastoraux en Creuse, j’anime des temps d’échanges et de partages sur les réalités pastorales. Ces rencontres sont nées d’une intuition de plusieurs personnes comme Arnaud Favard, il y a une quinzaine d’années. Ils souhaitaient se réunir pour mieux comprendre ce qui se passe.

Comment s’organisent ces rencontres ?

Nous nous réunissons sept fois par an au presbytère de Saint-Vaury, le temps d’une matinée qui s’achève autour d’un repas. Au début, nous posons toujours la même question : Dieu, qu’a-t-il fait pour nous depuis notre dernière rencontre ? Quels ont été les évènements importants de notre vie pastorale ? Il s’agit de discerner en profondeur les traces de la présence de Dieu.

Retrouvez l’intégralité de l’entretien dans le numéro 810 de novembre 2018, page 6.

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