« Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux. » (Lc 6, 36)
Comment accueillir cet appel lorsque la violence nous laisse désemparés ? L’incendie de l’hôtel de ville de Limoges nous a profondément bouleversés. Devant ce lieu de notre histoire commune meurtri par les flammes, nous ressentons de la tristesse et de l’incompréhension. Nous pensons aux habitants, aux élus, aux agents municipaux et à tous ceux qui se sont mobilisés pour protéger les personnes et le patrimoine. Comme nous y invite le père François Renard dans son mot d’accueil du dimanche 18 octobre, venons au Seigneur avec nos inquiétudes et nos blessures. Notre foi nous donne une espérance à porter ensemble : le mal et la violence n’auront pas le dernier mot. Cela nous engage à ne pas ajouter de la colère à la colère et à devenir des artisans de paix. Cela demande du courage : refuser la haine, garder le souci de l’autre et préserver le dialogue, même lorsque cela paraît difficile. Cela nous appelle également à prier pour ceux que la souffrance ou le désespoir entraînent vers la violence… sans rien excuser de leurs actes. Confions au Seigneur nos fragilités et demandons-lui la force de faire vivre entre nous la fraternité.
Marie-Flore de Rousiers
Rédactrice en chef du Sillon

